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Ma Généalogie: Gilbert Ethier

Description de la généalogie

Concédée en 1636, la seigneurie de l'île Jésus se peuple très lentement. Les deux premiers seigneurs n'ayant concédé aucune terre, c'est le troisième seigneur, le Séminaire de Québec, qui s'occupe à son tour de concéder les terres et de développer l'île. Il n'y a que quatre familles installées à l'extrémité est de l'île Jésus (Saint-François) en 1681, celle d'Olivier Charbonneau et celle de son gendre Guillaume Label, arrivés en 1677, puis, en 1681, la famille de Michel Buisson et celle de notre ancêtre Léonard Ethier, tué par les Iroquois en 1689. La population de ce coin de pays, à ce moment-là, est de 27 personnes incluant quelques domestiques.
La cartographie de toute la région de Montréal, exécutée en 1815 par Joseph Bouchette, laquelle inclut l'île Jésus, n'indique aucun pont sur les rivières des Mille Îles et des Prairies. Il indique toutefois l'emplacement de trois traversiers. Le premier bac reliant l'île Jésus à la paroisse de Saint-Eustache est placé au début d'un chemin de ligne, tracé par Amable Boucher, de Boucherville, le 20 septembre 1790. Il est fort possible que notre ancêtre soit arrivé avec sa famille sur ce bac, mais qui est cet ancêtre, d'où vient-il?
Fils d'Étienne Ethier et de Marguerite Sabelle, de Bours de Manot, diocèse de Limoges, en Angoumois, Léonard Ethier, qui est savetier, contracte mariage devant le notaire Basset, le 17 septembre 1670, avec Élisabeth Godillon qui a 19 ans et est orpheline et fille du roi. Elle est la fille de feu Nicolas Godillon et de Marie Boulay, de la paroisse Notre-Dame-des-Aides, évêché de Chartres, et l'épouse à Montréal le 22 septembre 1670. De leur union naissent dix enfants. Les trois premiers sont baptisés à Montréal: Jacques le 4 octobre 1671, Élisabeth le 2 février 1673, François le 23 octobre 1674. Les sept autres sont baptisés à Lachenaie: Anne le 15 mars 1676, André le 6 mars 1678, Marguerite le 26 décembre 1679, René le 7 juillet 1682, Madeleine le 6 mars 1684, Ursule née vers 1686, Joseph le 21 juin 1688.
Il habite tour à tour à la Pointe-aux-Trembles, l'île Jésus, puis Lachenaie. Il achète, le 20 mars 1671, une habitation sur une terre de trois arpents de front sur vingt de profondeur appartenant à Gilles Galipeau et située sur la CôteSaint-Jean (Pointe-aux-Trembles) île de Montréal. Il la paie 700 livres, dont 300 livres ont déjà été remboursées, à Galipeau, en étoffe à l'iroquoise, poudre et plomb. Il revend cette terre au prix de 800 livres, le 10 décembre 1672, à Jean Raynaut dit Planchard qui promet de rembourser, en son nom, 340 livres à Gilles Galipeau et le reste au moyen d'une vache laitière à 100 livres et diverses marchandises de France. Il quitte Saint-Jean pour l'île Jésus. Le 29octobre 1675, il doit au Séminaire de Québec, propriétaire de l'île Jésus, la somme de 40 livres pour vente et livraison de marchandises. Il obtient quittance finale pour l'achat de la terre de Gilles Galipeau, le 31 août 1676. Au recensement de 1681, il est inscrit à deux endroits, c'est-à-dire à la seigneurie de Lachenaie où il possède un fusil, quatre bêtes à cornes et dix arpents de terre en valeur et à l'île Jésus où il déclare avoir une carabine, six bêtes à cornes et douze arpents de terre en valeur. Il arrive à l'extrémité est de l'île Jésus en 1681 (Saint-François). C'est cependant à Lachenaie qu'il se fixe définitivement. La date précise de son décès n'est pas connue, mais c'est peu avant le 30 mai 1690, date où sa veuve établit ses comptes avec le marchand Pierre Perthuis.

Les patronymes les plus fréquents dans cette généalogie :