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Bedu Maillet Favier Debost

Description de la généalogie

Je n?ai connu aucun de mes arrières grands-parents ou grands ?parents, du côté paternel. Mes « souvenirs » empruntent donc à la mémoire d?autrui : un peu ma mère (Marcelle Favier-Bedu), beaucoup ma tante (Suzanne Bedu-Desaunay). Mon père, lui, était un « taiseux » : jamais il n?a évoqué pour moi son enfance. C?était trop douloureux peut-être? Mes évocations s?appuient aussi sur l?Histoire, celle de la Grande Guerre surtout, qui, pour ma famille comme pour tant d?autres, a inscrit ses effets tragiques sur plusieurs générations. Elles empruntent à mon imaginaire enfin, car, quand il s?agit d?origines, on tend à rêver plus qu?à se souvenir de manière objective. Que la vie de mes grands-parents ait été tout autre, c?est certainement plausible, j?écrirai pourtant leur histoire, à ma manière, comme suit.
A l?origine donc, deux familles qui vivent dans le village de Plénisette, forêt de la Joux, haut Jura : les Bedu et les Maillet. Louis Bedu (mon arrière grand-père) y est sabotier ; sa femme, Joséphine Vuillemenot est institutrice à l?école du village. En même temps qu?elle instruit les écolières, elle garde son troupeau de chèvres. Ils auront cinq enfants. L?ainé, Gaston (qu?on appelait Lucien, de son second prénom, mon grand-père) deviendra instituteur. Sa cadette de deux ans, Gabrielle sera aussi institutrice.
Charles-Marie Maillet (mon autre arrière grand-père), lui, est garde-forestier ; sa femme Léontine Richard, repasseuse. Ils ont deux enfants : Charles-André (mon grand-oncle) et Jeanne (ma grand-mère) qui deviennent tous deux également instituteurs.
« Des paysans rudes, tous ces grands ancêtres ? » s?interroge Suzanne, ma tante, dans la généalogie qu?elle me lègue en 1985. « Non, pas de laboureurs ! Des artisans, des pasteurs, des gens des bois, ils vivent au village pour leur famille et leurs enfants, à qui ils donneront des métiers en ascension sociale. Une évolution typique des familles de la troisième République. »
Charles-André Maillet épouse Gabrielle Bedu ; un peu plus tard, Lucien Bedu épouse Jeanne Maillet. Ainsi se tissent entre les deux familles, déjà voisines, par ces deux mariages croisés, des liens affectifs très forts.

Les patronymes les plus fréquents dans cette généalogie :